The Objects

3rd Jun 1815

Source: Archives de l'Assemblée Nationale

Médaille de représentant de 1815 : images Archives de l’Assemblée nationale de la République française «500531r : médaille de la Chambre des représentants, session de 1815 »

A Medal for a Member of the Chamber of Representatives

Contributed by: Yann-Arzel Durelle-Marc

The silver medal shown here was produced for members of the Chamber of representatives to use for the 1815 session. The medal bears the profile of a helmeted Pallas Athena and the signature of the engraver on one side, and the inscriptions « Chambre des Représentans », and « session de l’année 1815 » on the other. The terminology allows us to date this to the 100 days since the Charte of 1814 had created a « Chambre des députés », not « des représentans ». The choice of imagery from Antiquity also fits better the protocol of the Empire when abundant use was made of classical art, whereas the Restoration preferred to use a portrait of the King.

Representatives’ medals appeared during the early Revolution and they primarily served as a means of identification. From 1791 public agents were given a medal describing their function and often bearing phrases such as ‘The Law’ (for judges in the appeal court) or ‘the Law and the King’ (the King’s commissioners). The medal may not equate entirely with the batons of Ancient Roman generals but it was nevertheless proof of the authority invested in its bearer. Given to each Member of Parliament, the medals such as this had to be shown by those entering the assembly to prove that they had been duly elected and verified. These were not, therefore, simply commemorative or honorific medals or decorative trinkets but an identifier linked to the function of the assembly and the security of its operations. They served as proof of identify or, when counting votes, as evidence of someone’s presence in the chamber. The medals therefore have a double significance; they are both symbolic and practical.

To read the original entry in French, see 'Further information'.

Geolocation

La médaille d’argent présentée ici semble avoir été réalisée par le médailleur et « Jeuffroy » (R.-V. Jeuffroy, 1749-1826, membre de l’Institut à compter de 1803 et directeur de la Monnaie en l’an XI), à l’usage des membres de la « Chambre des Représentans », pour la « session de l’année 1815 ». Elle présente une tête de Pallas casquée sous son profil gauche, avec la signature du graveur à l’avers, et les inscriptions au revers. La mention « Chambre des Réprésentans » permet de la distinguer comme l’une de celles dont les députés des Cent-Jours eurent en mains, car la Charte de 1814 créé une « Chambre des députés » et non « des Représentans ». Le choix de l’Antique sied enfin mieux au décorum de l’Empire qui y a recouru abondamment – la Restauration préfèrerait un portrait du roi.

Les médailles des députés apparaissent dans les premières assemblées révolutionnaires où, remise à chacun des parlementaires elle ont une fonction première d’identification. Elle permettent en effet d’assurer qu’une personne pénétrant dans l’enceinte de l’assemblée et prenant part à ses opérations est effectivement représentant, dument « élu et vérifié ».
Sans remonter à l’Ancien Régime, dès 1791, les agents publics reçoivent une médaille, décrite avec l’ensemble des marques de leurs fonctions (essentiellement uniformes), portant d’ailleurs des mentions telles que « La Loi » (juges au Tribunal de Cassation) ou « La Loi & Le Roi » (commissaires du Roi). Ce signe, s’il n’équivaut pas tout à fait aux antiques bâtons de commandement des généraux romains, n’en est pas moins preuve de l’autorité dont ils sont les dépositaires investis.


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