The Objects

28th Jun 1815

Source: Musée d'Art et d'Histoire de Cholet; photo by the author.

The Treaty of Cholet and the Pacification of the Vendée

Contributed by: Gonzague Espinosa-Dassonneville

After a swift campaign lasting only ten days, General Lamarque defeated the royalist troops at the battle of Rocheservière on 20 June 1815. While the future of France was being played out on the international scene, Lamarque was tirelessly attempting – on behalf of Napoleon – to end the civil war and reach peace with the royalist commanders of the Vendée, who were not being very cooperative.

However, when news of the battle of Waterloo (18 June) reached the Nantes newspapers on the 26 June, the continued civil war became pointless, especially after the second abdication of Napoleon on 22 June.

This is the proclamation of peace which was signed at Cholet on 26 June by Lamarque and General Sapinaud, the head of the Vendée soldiers. Having no fresh news from Paris and only rumours in their place, these two former enemies then joined forces on 3 July, together with another royalist leader, Auguste de La Rochejaquelein, in order to defend France against possible allied invasion – until Lamarque learned of the capitulation of Paris and the French withdrawal to behind the Loire.

Despite the peace that he negotiated, the royalists did not forgive Lamarque and his name featured on the list of ‘proscrits’ on 24 July 1815.

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C'est au cours d'une campagne éclair que le général Lamarque va mettre fin à cette guerre civile. Tout va se jouer en une dizaine de jours : les Vendéens ont concentré leur troupe dans le Marais.

Du côté impérial, malgré un temps exécrable rendant les chemins boueux, Lamarque quitte Nantes le 11, en y laissant toute son artillerie qui le ralentirait. Muni de vivres pour sept jours, il rejoint Travot qui continue à gêner les grands rassemblements vendéens. Le 18 juin, on annonce à Lamarque qu'une escadre anglaise croise au large de l'île d'Yeu. Comme celle-ci ne se montre point menaçante, il la néglige complètement pour attendre les colonnes vendéennes. Ceux-ci ont déjà rétrogradé vers Rocheservière.

La journée du 19 juin va être la veillée d'arme d'un affrontement que Lamarque recherche tant pour terminer avec cette guerre civile. Il va profiter de la nouvelle de la victoire de Ligny en Belgique pour électriser ses hommes. Il réunit ses 6.000 hommes à Legé sous une pluie diluvienne et bouscule les Vendéens. Le 20 juin, toujours sous la pluie, il marche sur Rocheservière où l'ennemi s'est massé avec ses 8.000 hommes. Après un combat d'une demi-heure, les Vendéens sont tournés par la Jeune Garde. En tentant de rallier ses troupes, Suzannet trouve la mort et les soldats se dispersent dans les bois.

Lamarque continue d'avancer vers Rocheservière. Les Vendéens de d'Autichamp tiennent solidement le pont qui enjambe la rivière. Lamarque les fixent en faisant croire qu'il sera pris d'assaut et redouble le feu, car ses éclaireurs ont trouvé deux points guéables non gardés des deux côtés du pont. Pris en tenaille, les Vendéens se rendent compte de la manœuvre lorsque la prise en étau est presque achevée. La retraite est ordonnée. La victoire étant complète, Lamarque ordonne à ses colonnes de suspendre le mouvement, laissant s'enfuir les Vendéens dans un grand désordre et certains dirent après coup : « si les Bleus avaient voulu, ils nous auraient tous tués ».

Au soir de cette victoire, Lamarque ne fanfaronne pas quand il écrit au ministre de la Guerre : « l'aspect d'un champ de bataille où l'on ne voit que des Français déchire l'âme ; je vais poursuivre les Vendéens plus par mes propositions de paix que par mes colonnes ».
Quoique dispersée, l'insurrection n'est pas morte. Mais une occupation méthodique du pays assure le désarmement. Lamarque propose une nouvelle fois la paix car Napoléon a remporté « une victoire complète sur les armées de Blücher et de Wellington ».

Mais le 21 juin, il apprend par le télégraphe de Chappe la défaite de l'Empereur, ce qui ne l'empêche pas de continuer à mettre la pression sur les chefs vendéens. Il échappe le même jour à une tentative d'assassinat.
Le 23 juin, il allait se porter sur Cholet, coeur de l'insurrection, quand les généraux vendéens lui répondent enfin, se rangeant à ses propositions, non sans arrière-pensées. Les chefs ont décidé de ne pas traiter mais seulement gagner du temps, car ils pensent que Napoléon ne résisterait pas longtemps face aux poids des forces des coalisés. Excédé, Lamarque lance un ultimatum : « Tout ce que vous avez demandé est accordé ; tout ce que vous pouvez désirer est accordé ! […] Si vous refusez ce que vous avez demandé, je mettrai le peuple dans la confidence de ces articles et il verra qui veut la guerre ». Les chefs votent alors pour la paix, malgré de graves dissensions.

Mais les Vendéens apprennent, par les journaux de Nantes du 26, la nouvelle de la défaite de Waterloo du 18. Ces événements sont une chance extraordinaire de remettre en cause les préliminaires de paix pour eux. Lamarque va les mettre au pied du mur, en leur renvoyant la responsabilité de la poursuite d'une guerre rendue inutile puisque Napoléon a abdiqué le 22, laissant la possibilité d'un retour de Louis XVIII.

Après s'être encore fait tirer l'oreille, les chefs vendéens signent de mauvaise grâce le traité de Cholet le 26 juin. La nouvelle de la paix se répandit avec rapidité et joie.

Cependant, sans nouvelles de Paris, les rumeurs les plus folles courent selon lesquelles les Alliés démembreraient la France. C'est ainsi que le 3 juillet, par un extraordinaire retournement de situation, Sapinaud et Auguste de La Rochejaquelein se réunissent au général Lamarque pour lutter contre l'invasion alliée !

Mais le même jour est signée la capitulation de Paris. L'armée française se retire derrière la Loire. Le maréchal Davout ordonne à Lamarque d'évacuer la Vendée pour converger vers Tours et se joindre à lui. Il laisse alors la Vendée pacifiée entre les mains des chefs royalistes chargés de maintenir l'ordre. Mais il ne soupçonne pas, que derrière les bonnes manières de ces chefs, ils s'en est fait des ennemis mortels. Ils ne lui pardonneraient jamais cette conclusion hâtive de la paix, après Waterloo et après l'abdication de Napoléon, lorsque tout était consommé. Il s'en rendra compte lorsqu'il verra son nom sur la liste des proscrits du 24 juillet.


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